❧ Papillonnements ❧

Papillonner... Se disperser... Ma spécialité! Bienvenue et bonne promenade dans mon petit bout de vie virtuelle et éphémère!

12 juin 2008

Sauve qui peut

Maintenant je me rappelle pourquoi tous les ans, lorsque profilent les beaux jours et qu'il n'est plus question de vivre avec les fenêtres fermées, j'ai une envie subite de déménager...
Il faut se rendre cependant à l'évidence que même en pleine campagne, il y aura toujours un voisin, proche ou pas, qui aura le chic de troubler le calme ambiant, par des "enguirlandades" avec bobonne,  des tonitruants vrombissements  de tondeuse ou par le coq du poulailler qui lui, se lève à 4h du mat'. Autrement dit, dans un langage rural très châtié, il y aura toujours un con pour vous faire chier...

Mais revenons à ma vie citadine très "bobo-isante", et faisons le tour des légers inconvénients qu'il faudra que j'évite autant que possible, le jour où il me prendra de déménager:

     ❧ Ne plus jamais se loger au dessus d'une boulangerie. Parce que même au 3ème étage, et une bonne insonorisation, on entend le pétrin se mettre en route au milieu de la nuit.

     ❧ Eviter les cours intérieures où les voisins bourrés à longueur de journée, conversent élégamment et discrètement dès qu'il s'agit de changer de chaîne à la télé.

     ❧ Fuir la nymphomane qui chante au milieu de la nuit, pendant que son clébard hurle à la mort parce qu'il est enfermé seul sur le balcon (le clébard aussi est nympho?)

     ❧ Penser à regarder si, à proximité du futur appartement, il n'y aurait pas un traiteur qui aurait ses cuisines qui donnent une fois encore sur la cours. Oui, parce que tous les mardis, c'est tripes à la niçoise. Alors, quand on est réveillé par d'étranges odeurs mêlant les tripes et les pains au chocolat de la boulangerie, et ce, à 5h du mat', on a une soudaine envie d'aller plonger sa tête au fond de la cuvette.

     ❧ Si école il y a  dans les environs, penser, avant d'aller se coucher, faire un tour du quartier, en vue de crever au moins un des pneus des petits imbéciles qui se rendent au collège/lycée en mobylette/scooter trafiqué alors qu'il habitent à 10 mètres... Il y a certains matins où, quand même, j'aimerais bien dormir un peu après 7h30...

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(à l'est la cour, à l'ouest la rue...)

     ❧ Et tant qu'on y est, éviter le bar à pochetrons en face de chez soi, qui se mettent sur la gueule pratiquement tous les soirs (et surtout pendant les matchs de foot!)

     ❧ Instaurer une loi qui obligerait les voisins à ne pas faire de la cuisine qui pue quand d'autres viennent d'étendre leur lessive fraîchement sortie du tambour de leur machine. Les fringues qui sentent le steak/frites (quand ce n'est les tripes...), j'ai beau les asperger de tous les parfums possibles, et ben elles continuent à sentir le steak/frites...

Vous l'aurez compris, mes nuits sont en ce moment particulièrement mouvementées...    
Et je m'arrête là dans mon descriptif , sinon, mes exigences ne me permettront jamais d'être pleinement satisfaite de mon chez moi. Mais quand même, ne m'ôtez pas ma belle illusion: ça existe encore les rues calmes en ville? Dites!

10 juin 2008

L'accord parfait

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Glop, pas glop?

Vous allez penser que rien ne tourne bien rond dans ma petite tête.
Je vous l'accorde, un fer à repasser brûlantissime n'a rien à faire à 10 cm d'un ordinateur.
Et  qui plus est, pas n'importe quel ordinateur puisqu'il s'agit, quand même, de ma fidèle Hataru.
 
Il n'empêche qu'en ce qui me concerne, l'un ne peut absolument pas aller sans l'autre. Et que depuis que ces deux là sont réunis, mon linge est tout beau, et mon Q.I. n'a jamais autant flirté avec la limite de la déficience.

Ca faisait deux ans que je soupirais d'aise de ne plus avoir de télé chez moi. C'était un choix vite réfléchi que de nous débarrasser enfin de notre énorme engin cathodique.

Cependant, depuis peu, en quête de savoirs et documentaires artésiens, et lui aussi propriétaire d'un mac (oui, il a fini par succomber. Je ne sais pas si je vous l'avait dit!), l'Homme a e-bayé une clé pour pouvoir recevoir quelques chaînes de notre nationale TV directement sur l'ordinateur.
On arrête pas le progrès.

Et du coup, après avoir passé deux ans à défroisser en sixième vitesse, vapeur maximale,  mes fringues avant de partir au boulot, j'ai retrouvé, non sans un certain plaisir (qui va vite me passer, c'est certain!), les longues séances dominicales de repassage (enfin chez moi, ça se passe plutôt le lundi, rapport qu'en général, c'est mon jour de congé).

Le choix des programmes est vite vu: je prends ce qui me tombe sous la zapette, si possible de l' absolument pas captivant, parce qu'après , je serais bien fichue de cramer mon linge.

C'est comme ça que lundi, j'ai retrouvé Monk et sa nouillotte d'assistante. Après toutes ces années... Quel choc...
Les chaînes TV n'ont donc pas innové pendant tout ce temps?
Ils sont obligés de nous rabâcher les mêmes séries, en boucle, des décennies durant?
C'est presque à m'en dégoûter du repassage cette affaire. Ou alors je n'ai pas choisi la bonne tranche horaire, le bonne chaîne, le bon navet, (et je ne vous parle pas de la brillante doublure!) ...

Mais l'avantage indéniable, quand même, c'est que je peux ouvrir mon "dressing" à n'importe qui me le demanderait: tout y est désormais méticuleusement repassé et plié...

Glop!

07 juin 2008

Have a nice day!

Aujourd'hui, samedi, 11h45...

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Au volant et en tord: l'Homme pas encore très réveillé; propriétaire du véhicule: ma pomme...
Rien de bien grave, mais une ambiance plutôt fumeuse à la maison...
A part ça, bon week end!

09 mai 2008

La cerise sur le gâteau... Ou ... the cheese on the pizza...

Pour couronner et ponctuer la fin de cette agréable et charmante semaine, voici quelques ingrédients indispensables pour une soirée hilarante mais ratée.

Prenez une nana (moi en l'occurrence) avec une énorme envie irraisonnée de pizza. Mais pas n'importe laquelle de pizza: celle cuite au feu de bois, confectionnée avec des ingrédients soigneusement sélectionnés, une pâte croustillante, légère. un fromage goûteux, des saveurs savamment dosées.... La rolls des pizzas. Celle qu'on déguste et dont on ne laisse pas une seule miette dans l'assiette, même si on a la panse dilatée.

Pointez vous à 20h14 à la dite pizzeria et faites vous gentiment dire que c'est archi-complet (en même temps, ça se voit). Ils n'ont pas idée les gens, de s'attabler  si tôt un vendredi soir.

Faites le tour de tous les restaurants du quartier et constatez qu'ils sont quasiment vides. C'est effrayant, ça ne donne aucune envie de s'y arrêter.

Faites vous rappeler le nom de cette pizzeria, au bout de votre rue, que vous aviez testée dans une autre vie et qui ma fois, ne méritait pas une étoile au guide Michelin, mais qui n'était pas si mal.

Installez vous, commandez, attendez.

Surtout, n'ayez pas l'air ahuri en découvrant la tronche de votre pizza quand on vous l'apporte, ça ne serait pas faire preuve  de savoir vivre.

Avant toute critique, contentez vous  de goûter, même si l'aspect caoutchouteux  du fromage baignant lui même dans trois litres d'huile, servi en trop grande quantité et cachant toute trace de légume ne présage rien de bon.

Forcez vous à avaler la moitié de la pizza, et faites la glisser par quelques gorgées de rosé. 

Sentez votre estomac qui d'office a décidé de ne laisser aucune place à cette chose immonde et sans saveur que vous tentez d'avaler.

Du côté de Monsieur, c'est trop salé, et également trop garni.

A ce moment, l'assiette seulement à moitié vidée, emparez vous de votre serviette.
A l'aide de cette dernière faites disparaître discrètement quelques traces empilées et négligemment repoussées dans le coin de votre assiette, de votre incapacité à avaler cette immondice.
Juste pour faire semblant d'avoir mangé. Juste par politesse, parce qu'après tout, ils sont bien gentils les gens qui travaillent ici, et que le pire, oui le pire, c'est qu'on sent qu'ils croient que c'est bon. Et qu'ils viennent vous demander si ça se passe bien.

Réprimez d'énormes fous-rires. Ne vous contenez plus, explosez plus ou moins bruyamment. Les spasmes de votre diaphragme fera peut être descendre les morceaux caoutchouteux  de la pseudo pizza.

A la sortie du restaurant, contentez vous de jeter vos restes (savamment placés dans un mini cabas à commissions pliable que vous avez heureusement toujours dans votre sac.) dans la première poubelle que vous croisez sur votre route. Non, même votre chat ne mérite pas d'avaler ça.

Marchez, longtemps. Pour aider et favoriser la descente du plâtre pizzesque qui a finalement colmaté vos parois oesophagiennes. Vous avez soif, très soif.

Rentrez, buvez. installez vous devant votre ordi et, même si vous avez le coeur au bord des lèvres, écrivez...


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C'est pas demain la veille que me reprendra une envie de pizza. la prochaine fois, je me contenterai (comme à l'ordinaire) de la faire, même si je n'ai pas le four à feu de bois. Ce sera toujours incomparablement meilleur.
Et je maintiens une pensée que j'ai eue ce soir: aller bouffer à la pizzeria en couple, c'est dramatiquement affligeant et triste. Surtout quand c'est pas bon. Encore heureux, je sais  que dans peu de temps,  je me rattraperai de cette malencontreuse et honteuse erreur...

08 mai 2008

Comme quoi, il ne vaut mieux pas travailler un jour férié...

A sans cesse passer mon temps libre dans le monde des Bisounours, j'en oublie quelque peu les dures lois, contraintes, hostilités de la jungle urbaine et humaine.
A quelques jours d'un départ en vue d'un bref séjour en Espagne pour le travail, la tension se fait ressentir  entre collègues. Appréhension concernant les conditions du voyage, crainte de tomber malade, fatigue certaine, difficulté du programme, irritabilité de la vie en communauté, respects très strict des horaires ... (non, ce n'est pas de la colonie de vacances!)...
A ce titre, nous sommes tous logés à la même enseigne.

Mais là où la différence se joue, c'est que certaines personnes arrivent mieux que d'autres à tirer le bout de la couverture vers elles.
En celà, je ne vois rien d'anormal de penser d'abord à son propre intérêt et à prendre soin de sa petite personne. Nous agissons tous plus ou moins de la sorte. Cette réaction de protection est juste... humaine.

Seulement, à ce but, il ne faut pas non plus abuser du bon coeur (voire de la faiblesse) des autres. Certaines limites de patience, de compréhension sont à ne pas dépasser.
C'est une simple question de respect mutuel.
Au delà de ces limites, il y a risque de friction.

Et c'est là que la gentille conne que je suis commence sa rébellion intérieure.
Intérieure, parce que je n'arrive pas à extérioriser ma colère. Ou plutôt je la contiens trop. Elle me ronge, elle me bouffe.
Si je l'exprime, la hurle au grand jour, j'ai peur de commettre une grosse erreur. Peur de proférer des horreurs irréparables.
Alors je me contente de continuer de creuser ma poitrine et la remplir de venin. Jusqu'à ce qu'il se dissipe dans mon corps, assez pour se faire oublier quelques temps...

J'ai pris conscience il y a finalement peu de temps que j'aime mon métier. Je ne serais rien sans  ça, et réalise cette chance d'exercer une chose qui me plaît réellement, même si ce n'est pas tous les jours facile, même si la remise en question est continuelle et incessante, même si mon exigence personnelle gravi à chaque étape toujours un peu plus et me demande une grande énergie. J'aime en apprendre chaque fois un peu plus sur moi, sur les autres,sur l'ensemble. repousser mes limites, prendre des risques.

Malheureusement, je constate fréquemment et avec amertume que tout le monde ne ressent pas celà de la même manière. Au fil des ans, l'art pour lequel on était et s'était très investi ne devient plus qu'un banal travail. Un lieu auquel on doit se rendre, blasé, fatigué. Les centres d'intérêts, les priorités sont ailleurs.
Je ne dis pas que seule une passion peut nourrir la vie. Évidemment, et heureusement,  moi aussi j'ai d'autres occupations, d'autres activités qui m'occupent et m'enthousiasment. Comme par exemple ce blogounet qui, d'ordinaire me permet de me changer radicalement les idées.
Aujourd'hui, j'ai envie d'y faire éclater mes états d'âmes. Une fois n'est pas coutume.
Vous ne m'en tiendrez pas rigueur. Et au pire vous reviendrez demain,  quand je serai de meilleure humeur.

Et donc, à tourner autour du pot et broder à tout va, j'en perds mes mots et mon fil conducteur (par contre, je fais des rimes).
Je n'ai pas la prétention de vouloir essayer de faire changer les gens. N'importe qui s'accordera à dire que c'est parfaitement impossible. Seulement, me respecter, moi et le travail que je fournis (même si certainement et heureusement je ne suis pas irréprochable!) serait déjà un bon début.
Mais comment, comment réussir à faire passer ce message sans hurler d'un coup toute ma rage? Sans  en payer d'irrémédiables conséquences? Comment se libérer  de mes déceptions?

Je pense finir par investir dans un punching ball (et un vrai, pas la miniature de bureau pour y tapoter ses petits doigts. ). A long terme (et même court terme!), je pense qu'il sera largement rentabilisé.
En attendant, écrire, c'est également un bon moyen de dédramatiser la situation.

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C'était la minute catastrophiquement peu réjouissante de Mlle D. Veuillez l'excuser pour cette interruption momentanée des sujets plus légers habituellement évoqués.


09 avril 2008

CowGirl

En voyant hier le billet de Betty  sur  les différentes façons de porter les compensées, je n'ai pas pu résister aujourd'hui à chausser une de mes paires.
Même si, comme vous le constatez, du haut d'une terrasse de notre lieu de travail, surplombant la mer, il peut pleuvoir sur la Côte d'Azur...
(Oui, je sais ce que vous allez dire, et vous avez raison. Je ne vais pas me plaindre, par beau temps, l'endroit et la vue ne sont pas désagréables...)

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tee-shirt et jean flare des amis suédois
gilet Only
sandales compensées Ash
pendentif Fifi la Ferraille
collier "réglisse"
foulard Palme
et ceinture vintage (merci Mutti!)


Ce look légèrement cowgirl (légèrement, hein, parce que je ne me vois pas chevaucher l'étalon avec des compensées) (quoique...) (mais qu'est ce que vous allez imaginer là, oh!) est en plus tout à fait adapté à la situation du moment.

Après une rude journée de boulot, j'ai une chatounette amateur et buveuse de tamari à dresser: elle  a trouvé rien de mieux en mon absence que de vider le contenu de la bouteille sur notre beau carrelage blanc de la cuisine...
Ca se passe de commentaires, mais ce n'est pas une partie de plaisir que de se retrouver à quatre pattes, telle cendrillon, pour faire disparaître à l'huile de coude, les conneries de son chat. (Oui, le tamari qui a séché, ça colle sympathiquement au carreau. Et pour ceux qui ne savent pas ce qu'est le tamari, je dirais que ça ressemble au shoyu. Et j'ai mis des liens si vous souhaitez plus de renseignements, parce que je n'ai pas envie de parler cuisine et condiments aujourd'hui.)

La courageuse cowgirl que je suis se doit aussi d'affronter et mener 2 "M". à la maison. Le mien (avec 2 "t") et son ami de conservatoire, de lycée (avec 1 "t")... bref, de l'histoire ancienne quoi.
Loin de croire aux boniments qui se disent sur les similitudes de traits de caractères entre deux personnes portant un prénom identique, je peux néanmois affirmer que 2 "M" réunis:
- ça parle sans relâche,
- donc ça boit pour se désaltérer (et du vin naturel, s'il vous plaît),
- ça conteste sans cesse,
- c'est jamais d'accord,
- ça râle,
- ça se remémore les souvenirs de jeunesse (ils m'ont épargné la petite séance de la larme écrasée au coin de l'oeil),
- ça va jusqu'à ressortir les bulletins de notes du lycée,
- ça cause boulot,
- ça cause fille (enfin j'espère... Vu que je leur ai laissé un peu d'intimité dans leurs premières heures de retrouvailles...)
- ça refait le monde...

Et moi dans tout ça, je préfère venir chevaucher mon fidèle destrier Hataru, pour vous parler de tout ça avant d'aller vérifier quand même, ce qu'il se trame dans ma cuisine au dessus de leur assiette de pâtes (oui, ils sont primaires les "M". Pizzas, pâtes, et ça repart de plus belle!)


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Et n'oubliez pas:

Nice Apéro-blog
Recommandé par des Influenceurs

04 avril 2008

Pour quelques oranges...

Ma BA de la semaine, c'est que j'ai rendu un immense service à une collègue: celui de faire la "jonction" entre le moment où elle partait bosser et le moment où la babysitter devait arriver, avec l'aînée des quatre loustiques qui avait un cours de natation.
Jusque là, rien de spécial. A part que pour moi, garder des enfants, même une (bonne) heure, c'était la first time de chez first time (n'écarquillez pas ainsi les yeux, je vous vois.)

J'ai de la chance, pour un baptême, je suis tombée sur la crème de la marmaille. C'est juste moi qui me suis sentie un poil incompétente, un poil embarrassée, un poil stressée.
Faut dire, je crois que je n'ai aucune véritable autorité, et pas un sens de l'organisation inné.
Donc, pendant que le riz était en train de griller au fond d'une poêle (je précise, je n'avais qu'à réchauffer le dîner), j'étais en pleine négociation d'enfilage de pyjama avec les deux plus petits.
Au milieu de leurs singeries et escalades sur le lit superposé (c'est ça, profitez de ma tolérance!), je brandissais les pyjamas et profanais des âneries pour essayer de tirer raison de ces têtes de linottes.
Je ne sais pas par quel miracle ou quelle parole sage de grande prêtresse, la mini demoiselle a fini par capituler, sous réserve que je l'assiste. Et le seul petit gars de la maisonnée a docilement suivi le bon exemple de sa soeurette. Sur quoi, je les ai à nouveau abandonnés à leurs acrobaties, pour courir à la rescousse du riz roussi, tandis qu'une autre adorable petite voleuse s'amusait à planquer mes chaussures dans la salle de bain.
Enfin, c'est quand même cette dernière qui, du haut de ses huit ans, m'a sauvée d'un fight certain et imminent entre les deux cadets (toujours en train de faire les ouistitis dans leur chambre) en me sommant "d'aller chercher les petits pour leur dire qu'on regarde Cendrillon2".
...
Le calme, la paix absolue jusqu'à l'arrivée de la baby-sitter. De gros câlins, la joie de sentir ces enfants s'extasier devant des niaiseries... Ca peut être chouette les gosses, quand même...

Et pour me récompenser de cette grande heure passée à jouer à l'apprentie nounou, j'ai eu le droit d'aller cueillir quelques oranges dans le jardin. Le bonheur de sentir cette nature en pleine ville. M'extasier devant les premières fleurs de l'arbre, alors que j'étais encore en train de profiter et lui arracher de ses branchages, sa précédente production... Sentir mes doigts s'imprégner de cette puissante odeur d'huile essentielle provenant de l'écorce des fruits... Rester sous l'arbre quelques instants... Fermer les yeux...

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Et j'espère qu'au milieu de sa course pour apporter le meilleur d'elle-même à ses quatre chérubins, ma collègue sait encore profiter  de ces moments de quiétude offerts par la nature, qui permettent, même en quelques précieuses minutes, de se ressourcer.
En tout cas, je respecte énormément sa force, son courage et sa volonté  à élever seule et aussi bien sa progéniture. Et si besoin d'aide elle a, je n'hésiterai pas à reproposer mes services.

25 mars 2008

Mon petit lutin

1206474611_152   Ce n'est pas un troll qui se balade de temps à autre sur mon blog (et dont, grâce à plein de gadgets, je peux surveiller les allers et venues), mais un p'tit lutin.
Un petit lutin qui, même au doux dénominatif de Papounet, me gêne un tantinet.
Mais je ne peux pas trop m'en plaindre, car l'idée première de faire un blog, était de donner des nouvelles fraîches et cocasses à ma lointaine famille. Je trouvais cet intermédiaire bien plus ludique qu'un banal appel téléphonique.
Mes fidèles lectrices de longue date se souviendront de mes débuts douteux de bloggeuse sur une plateforme  que je dirais assez spéciale... Je tairai d'autres informations concernant cette vie antérieure pour ne pas effrayer le reste de la gente bloggesque qui me fait l'honneur de me visiter ici quasi quotidiennement. (D'ailleurs, il faudrait un jour que je songeasse à rapatrier en ces lieux les billets appartenant à mon ancien blog.)

Bref, c'est un peu de ma faute disais-je, si, mon p'tit lutin a suivi le lien jusqu'ici et continue à me lire dès la parution d'un article (il aurait pris connaissance du Netvibes, que ça ne m'étonnerait point!).
Je pensais pourtant qu'avec la tournure qu'a pris mon blog, avec tous ces déballages de fringues et ces grelucheries, il aurait perdu patience et se serait lassé.
Que nenni! Le petit lutin s'accroche et en redemande!
Mais voilà, moi, ça me bloque. Car voyez vous, si j'ai soudainement envie de parler de trucs sessuels, je ne me sens pas tout à fait à l'aise de le faire. Non pas que j'aie quantité de cochoncetés à vous raconter, loin de là, je suis plutôt du genre pudique. Mais quand même. Il y a des choses qui ne sont pas à écrire quand on sait que son papa les lit.

Si interdire l'accès à un blog est techniquement impossible, essayer de faire comprendre à ma famille que, dans mon intérêt, il vaut mieux ne pas lire tous les articles, ceci est parfaitement envisageable. Et comme je fais ce que je veux ici, puisque je suis chez moi, libre à moi d'avertir les personnes concernées lorsqu'un article sera digne de leur intérêt.

Hop, sans transition, comme ça, parce que j'en ai la flême, je voudrais rajouter que mettre un "journal" en ligne, c'est bien une sorte d'exhibitionnisme, non? C'est bien pour faire partager un peu de sa vie privée avec des lecteurs le plus souvent inconnus?
C'est aussi un lieu d'échanges, de participation. Alors si mon petit lutin ne tient pas à arrêter ses lectures tantôt, qu'il se cache un peu moins derrière son joli écran plat!

Cet article n'a rien de personnel. Ce n'est ni une attaque directe, ni une séance de remontrances. Et d'ailleurs, le sujet pique ma curiosité (oui, apparemment, c'est de famille!): votre entourage proche a t'il connaissance de votre votre blog?

21 mars 2008

Blasée

C'est celle pour qui j'ai dû me faire passer ces derniers jours.
Au cours des nombreuses heures à répéter pour le spectacle Gainsbourg, quand ces chères stars voulaient bien daigner accorder de leur temps à quelques réglages techniques et acoustiques, j'ai maintes fois eu droit à la question: "Et qu'est ce que ça te fait d'être si proche des stars, d'être sur la même scène et de les croiser comme ça, dans les couloirs...?

Je vais m'attirer les foudres, mais ça ne m'a rien fait.
Ouais, je sais, je peux être parfois une fille désagréable, déplaisante, voire apathique...
Je n'ai même pas tenté une seule tentative d'approche. Je n'aime pas jouer à la groupie. Simple timidité où juste désintéressement?
Les deux mon général.
Ces gens, portés sur le devant de la scène sont à mes yeux comme tout le monde. Ils mangent, dorment, chient comme chacun d'entre nous. C'est un peu tribal comme vision, mais c'est pourtant bien vrai. Faisons tomber un peu ces inutiles paillettes. C'est juste qu'ils ont réussi par un moyen ou un autre à se (ou être) propulser(és) sous les sunlights et les caméras. Rien de plus.

Pire encore, et là je sens que je vais me faire huer: je me suis retrouvée dans l'ascenseur à côté de Jenifer sans même l'avoir reconnue.
Faut dire que la demoiselle, depuis la Star'Ac a quand même bien changé. Déjà, malgré ses hauts talons, je ne m'attendais pas à la voir si petite. Ensuite, pour ma défense, on lui avait vissé une affreuse perruque sur la tête et maquillée comme une danseuse de cabaret. Et pour finir... Heu... Où sont passées ses jolies formes?? Sur scène, je n'ai vu plus qu'une crevette triste, ombrageuse, essoufflée, presque morte...
Etrange virement de situation pour une chanteuse que je trouvais pétillante et pleine de vie à ses débuts...

Pour en revenir à ce que je disais sur le star system, avec mes histoires de sunlights et de caméras, il ne faudrait pas croire non plus que je dénigre totalement le talent de certaines personnes. Il est bien évident que si certain(e)s sont parvenu(e)s sur les devants de la scène par coup de jolie frimousse (pour ne pas dire joli cul) ou par piston (une fois encore, ce n'est pas non plus propre à ce milieu, c'est malheureusement un peu partout pareil), d'autres savent vraiment transmettre leurs émotions et envouter leur public. Et comme toute fille sensible, je suis entièrement perméable à ce genre de talent.

Mais de là, ensuite à aller jouer les  greluches aux pieds des célébrités, je ne peux pas. Féliciter pour une prestation qui m'a plue, oui. Réclamer photo et autographe, ça m'est impossible.

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Et pour un petit résumé enthousiaste de la soirée dont j'avais précédemment lancé l'invitation, vous pouvez aller voir l'article de Fleur2palmier!

08 mars 2008

L'envers du décors

Ou comment je me suis incrustée dans un jury...

1205007191_113Point de mystères plus longtemps concernant ma sombre activité de ce jeudi.
Déjà, j'ai du en décevoir plus d'une en annonçant hier que n'ai pas participé à une sélection de chippendales, mais en plus, là, je m'en vais vous parler boulot...
Oui, jeudi, il s'agissait d'un concours de recrutement, 'cause ça fait maintenant plus d'un an qu'il y a un poste à pourvoir chez nous et qu' après un premier concours, personne n'a été retenu.
Au départ, n'étant point conviée à la table du jury, ma présence devait passer presque inaperçue. Je n'étais là que pour écouter et soutenir les copains (dont les fameux qui ont investis pendant deux jours notre appart) . Et voilà qu'en deux temps, trois mouvements, je me suis retrouvée avec papier, crayon et droit de voter.
Bien...

Pendant qu'on s'empiffrait de petits gâteaux, de thé et de café, derrière un volumineux paravent, 36 candidats ont défilé, qu'on a essayé d'écouter attentivement. Parce qu'il ne faut pas croire, se farcir autant de fois qu'il y a de prétendants au poste des extraits d'un même concerto de Mozart, ce n'est pas non plus une partie de plaisir. D'où les petits gâteaux pour nous donner des forces et nous remonter le moral.
A l'issue du first round, il ne restait plus que 8 personnes retenues. Du bel écrémage, comme on dit. Écouter, encore... Lutter contre la somnolence digestive... Se resservir un petit café... Et derrière le paravent, toujours, les candidats qui jouent leur avenir...
Au troisième tour, ne se distingue des autres plus qu'une seule personne. Où est passé le challenge du concours, puisqu'il n'y a plus aucune rivalité?
Cette fois, le paravent est ôté. On découvre le visage du candidat qui doit faire encore toutes ses preuves. La situation laisserait à penser que la partie est gagnée. Non. Après ce 3ème et ultime tour, le chef a déclaré ce concours à nouveau infructueux. Et on ne remet jamais en cause la parole du grand ponte...

Finalement, à quoi sert un jury composé de plus d'une dizaine de membres, si au final, une seule personne décide?

Et pendant que les candidats "souffraient" derrière leur paravent, on prenait des notes, pas toujours sympathiques sur leur prestation. Les jugements tombaient, les regards désapprobateurs fusaient, les critiques chuchotées pleuvaient,  les rires étaient étouffés, les biscuits grignotés, le thé siroté.

Et je me suis souvenue, ces moments ingrats que j'ai supporté moi aussi lorsque j'étais du mauvais côté de la table. Ces moments où on m'avait appris à toiser les membres du jury en imaginant qu'ils étaient en train de chier pour arrêter de bêtement stresser. Ces moments d'attente interminables, insoutenables avant que mon numéro soit appelé. Ces moments de solitude, de tension.

Je n'imaginais pas que de faire partie d'un jury rendait une personne pourtant timide, souriante, tolérante et compréhensive, aussi désagréable, pédante, prétentieuse, arrogante, critique...
Cette personne, c'est celle dans laquelle j'ai été toute cette journée de jeudi. Et j'en ai presque honte. C'est finalement très difficile de juger, attendre, demander à l'autre l'impossible, l'irréalisable,  alors que soit même on doute et remet sans cesse en question son travail.
Je me félicite cependant d'avoir su éviter les divers questionnements des candidats sur leur prestation.
Non, je ne suis pas encore prête à assumer ce rôle de juré. Ce pouvoir est trop facile, mais le véritable jugement est extrêmement pénible.

Mais qui sait, d'ici la prochaine édition du concours, j'aurai certainement tiré un enseignement plus flagrant de cette journée et serai plus à l'aise dans ce genre de rôle?...

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