❧ Papillonnements ❧

Papillonner... Se disperser... Ma spécialité! Bienvenue et bonne promenade dans mon petit bout de vie virtuelle et éphémère!

24 juillet 2008

Dit Dee Dee

Deux belles rencontres ont marqué la fin de la semaine passée.
Je ne sais comment, ni par où commencer. car si toutes deux sont bien distinctes, elles ne sont pas non plus totalement étrangères l'une à l'autre.

Je pourrais tout bonnement débuter par un immense MERCI à la personne responsable de PlayAdz (je ne sais pas si je suis autorisée à mentionner son nom. C'est pourquoi je préfère me taire pour l'instant), qui m'a permise de profiter d'une belle soirée aux Nuits du Sud de Vence.
C'est en ayant pourtant que trop discrètement consacré un petit article "promotionnel" concernant ce média informatif, que la personne-dont-je-ne-sais-pas-si-j'ai-le-droit-de-prononcer-le-nom a tenu à me remettre en mains propres, deux invitations pour une soirée de mon choix au festival Vençois.

(Pour celles -et ceux- qui ne seraient encore pas informées de tous les bons plans et événements à Nice et ses environs, je vous encourage à vite aller vous inscrire sur PlayAdz et vous laisser ensuite guider pour l'installation des widgets.)


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C'est ainsi que j'ai choisi de passer un énergique samedi soir, en plein air, à me régaler de la voix de Dee Dee Bridgewater.
La grande dame du jazz nous avais concocté un joyeux cockail dynamique, rythmé et envoûtant de musiques maliennes.
A vrai dire, je ne m'attendais pas du tout à ce genre de programmation.
J'en étais restée, bien des années en retard, à l'époque où toute ma famille ne s'était pas encore plongée corps et âme avec moi, dans la musique classique... A ce moment, il n'était encore question que de jazz pour la diva américaine.
Non, je n'ai pas honte de mon inculture. Seulement, quand j'ai épluché la programmation des Nuits du Sud de Vence, malgré un nombre incalculable de soirées tentantes, j'ai tout de suite su que c'était absolument elle qu'il fallait que j'aille écouter.

Elle a débarqué sur scène, magnifique, vêtue d'un boubou dont jamais je n'en ai réellement perçu les couleurs tellement elle dansait.  Autour d'elle, des musiciens pour la plupart maliens jouant sur instruments  traditionnels et deux invités "surprise" : Mamani Keita (dont le déhanché impressionnant risque de rester gravé longtemps dans la tête de l'Homme) et Kabiné Kouyaté qui ont partagé la scène avec elle.

Bref, je pense en avoir assez dit. Et à défaut de vous livrer des photos aussi ridiculement floues que celle  ci-dessus, je vous laisse plus explicitement en musique...


Découvrez Dee Dee Bridgewater!


24 février 2008

Je ne suis pas sortable.

Depuis quelques semaines, l'Homme nous avait programmé une petite sortie ce jeudi passé, à un concert de jazz.
Pour des raisons d'hibernation intense et de la couvée de mon ordinateur de ces derniers temps, ça faisait bien longtemps que nous n'avions pas passé la soirée ailleurs que dans notre cocon.
Toute enjupée, mes fameuses salomés grises aux pieds, un peu assommée par la concentration que me demande mon travail en ce moment et donc la fatigue qui en découle, j'étais somme toute, bien contente de mettre le nez dehors.

BONNEFOY_Trio_Sud

Le Trio Sud (Sylvain Luc: guitare, Jean-Marc Jafet: basse, André Ceccarreli: batterie) qui se reforme après quelques années, forcément ça attire la foule. Il y avait quand même de quoi s'asseoir pour tout le monde. Tant mieux, je n'aurais pas eu la force de rester debout.
En effet, dès les premiers accords de guitare, comme je devais me pencher sur le côté pour voir la scène, et que j'avais trouvé la confortable position de ni plus ni moins m'affaler sur l'Homme, je me suis lamentablement endormie. Au moins pendant les trois premiers morceaux. Seuls les applaudissements me sortaient de temps à autre de ma vaseuse torpeur.
La honte. Y'a pas idée de roupiller comme ça à un concert. En général, quand ça m'arrive, c'est plutôt vers la fin, quand je m'ennuie.
Finalement, c'est la culpabilité qui m'a tirée de mon sommeil: l'Homme m'avait invitée, je risquais de lui faire de la peine à m'avachir  comme la dernière des chiffes molles sur son épaule.
Ma conscience aidant,  j'ai  rassemblé mon semblant de dignité,  me suis  efforcée  à me tenir  en éveil et me suis intéressée à ce qui se passait sur la scène.

C'est pas parce qu'on est invité qu'on est forcément obligé d'aimer. D'ailleurs, je ne sais que penser de ce concert. A part le fait que pour moi, il y avait trop de basse. J'ai quand même du mal avec tout ce qui est amplifié: ça ne me rate pas, si la balance est mal réglée, ça résonne dans tout mon corps et fini par me donner la gerbe. J'étais déjà vaseuse, ça n'a pas arrangé la chose.
Comme à chaque concert de jazz, je suis toujours effarée par le sens du rythme qu'ont les musiciens, c'est impressionnant. Moi qui galère avec mon vieux métronome...
Mais globalement pour ce concert, je dirais que j'ai pas tout compris en fait. Les lignes mélodiques étaient assez hachurées. Mes oreilles peu habituées à ce style ont eu  un eu de mal  à s'accoutumer.
Je regrette sincèrement de ne pas plus connaître la musique jazz pour savoir l'apprécier à sa juste valeur. Mais comme ce genre d' éducation peut heureusement se faire à n'importe quel âge, il n'est pas trop tard pour bien faire.

Simplement, à un prochain concert, faudra quand même que j'évite de m'endormir dès les premières notes. Forcément, par la suite, on a un peu plus de mal à rentrer dans l'ambiance!

 

07 février 2008

"Le Ballaid"

1202158699_107     Rien de bien palpitant dans ce que je vais vous raconter là: dimanche (je sais, c'est pas de l'info très fraîche), je suis allée voir le gala d'une école de danse.
École de danse où, tout juste débarquée en Côte d'Azur et n'ayant pas fait une demi-seconde de sport depuis quelques années de soit disant études, j'ai pris quelques cours de barre à terre, histoire  de  reprendre contact avec mon corps.

Le propre des galas de danse, c'est d'être trèèès long. Le temps qu'on voie bien tout le monde, il faut, allez, au moins 4 à 5 chorégraphie par niveau... Et comme en général, le chorégraphe, c'est le (ici les) prof(s), forcément, arrive un moment où on finit par tourner en rond, si je puis dire.
D'accord, j'ai dormi... Non, je n'ai pas honte! Parce que sur 3 heures de spectacle, je suis certaine que vous en auriez fait autant!

Mais de ce que j'ai vu (quand même au moins plus du 3/4 du spectacle!), j'ai eu quelques bonnes surprises. Globalement, la trame de l'histoire (autour de Paris, avec que des chansons françaises) a été très bien tenue. Les décors étaient vraiment recherchés, les costumes splendides. En arrière plan, une mise en scène quasi continue relatant le quotidien d'une terrasse de bistrot parisien...

Côté danse, le groupe jazz "adulte" a présenté un bon travail. Une belle énergie et de l'investissement s'en sont dégagés. Les petites, autant en classique qu'en jazz on été surprenantes: il y avait de jolis mouvements d'ensemble, elles suivaient bien la musique. Vraiment incroyable! Les bouts de choux ont des capacités qu'on ne soupçonne pas!
Je passe sur les ados un peu brouillons. Mais entre ceux qui se sentent mal dans leur peau, d'autres que ça fait ch... (et ça se voit!), j'ai eu du mal de me tenir éveillée.

Je doute que ce résumé soit très intéressant, mais laissez moi attaquer le vif du sujet (ne vous inquiétez pas, il n'y en a plus pour très longtemps!): pourquoi la danse classique est-elle aussi ingrate?
Alors que l'on rêve d'une danseuse presque trop longiligne, dont tous les mouvements sont légers, élevés, aériens, expressifs, on retombe vite et douloureusement sur terre en voyant là, sur scène, se dandiner quelques crapauds souffreteux de devoir péniblement lever la jambe pour exécuter une arabesque.
Pourquoi, quand j'ai regardé les différents groupes de jazz j'ai trouvé que c'était pas mal, alors que j'étais éberluée par le ridicule du ballet classique ? (D'une, je ne parle pas du costume nunuche, et de deux, le groupe n'a dansé qu'une fois, merci!)
Je n'ai même pas eu le courage d'en rire. Effarée, j'ai attendu que ça se passe...
Aucune âme , aucune expression, aucun dynamisme. Faisant moi-même un peu de danse et adorant le classique, je sais combien la technique est difficile à acquérir, combien les contraintes infligées au corps sont pénibles, combien ça demande de contrôle, de rigueur, de travail. Mais quand même, de là à être aussi potiches...
Pourquoi autant de crispation, pourquoi si peu de grâce?
En même temps je critique, mais je préfèrerais ne pas me voir danser. Je m'imagine tellement avec mes bras trop raides, mon popotin qui ne fait rien que ressortir (il doit confondre avec la danse africaine), et ma tête qui ne veut pas bouger dans les pirouettes.

Oui, le classique, à niveau adulte amateur (ou ado-mou-je-m'en-foutiste) reste à mes yeux franchement laid. Je suis d'accord que pour son plaisir personnel et pour tous les bienfaits que ça apporte (si, si, il y en a!!),  il ne faut pas se priver de prendre quelques leçons (d'autant plus si c'est une passion!). Mais de là à se produire sur une scène, ce n'est vraiment pas se mettre à son avantage. Et ni très gratifiant pour le professeur de présenter ce genre de travail...

18 janvier 2008

Là où nous retombons tous en enfance.

                                                                                                                                                                                                                                                     affiche_cirquePlutôt immense la "tente". Que d'animation, de musique, de rires, de cris d'émotions, d'applaudissements, de rugissements, de galops,  sous cette "toile" blanche abritant un nombre incalculable de spectateurs ébahis.

Celà fait plus de 5 ans que j'ai débarqué à Nice pour le travail et pas une fois jusqu'hier soir, je n'étais allée voir le fameux Festival de Cirque de Monte-Carlo.

Plus de 3 heures de spectacle magique où numéros d'acrobatie, de dressage de toutes sortes de bestioles, de magie, de clownerie, d'équilibriste, de galopades, etc... se sont succédés.
Le tout était accompagné par un orchestre jazz en live, s'il vous plaît, chose rarissime aujourd'hui dans les spectacles de cirque.

Je suis sortie de là émerveillée, des paillettes plein les yeux, rigolant comme une gamine.

J'ai redécouvert le cirque. Ca faisait des années que je n'y étais pas allée. J'avais bien vu quelques retransmissions à la télé, visionné un numéro par ci, par là. Mais ça n'a rien de comparable avec toutes les émotions que l'on peut resentir lorsqu'on assiste réellement au spectacle.

J'aime le cirque. Son ambiance chaleureuse, populaire, bonne enfant.

Mais il y a un "mais". C'est que le ce Festival, comme je l'ai dit, se déroule à Monaco.
Et qui dit Monaco, dit les "prout, prout, tralala" qui vont avec. De plus, hier soir, c'était la cérémonie d'ouverture.
Arrivée d'Albert en grande pompe, avec Stéphanie bien évidemment et d'autres membres de la petite famille (certainement), mais comme je ne suis pas assez la presse people pour savoir qui est qui, je m'abstiendrai de donner des noms.
Et vas-y que le public, debout, acclame le Prince, pendant que l'Hymne Monégaque interprété par les Carabiniers de son Altesse résonne sous le chapiteau.
Prout, prout, prout, je vous le disais, donc!
Plus de 5 ans que je travaille pour la Principauté, pendant lesquelles il m'est arrivé de jouer pour des soirées de Gala. Mais ce culte de la personnalité, cet engouement patriotique, je n'arrive toujours pas à m'y faire.
Dans un cadre comme celui d'hier soir, j'ai vraiment trouvé que ça en devenait ridicule. Ce n'est que mon opinion.

Cependant, à présent que j'ai regoûté aux joies du cirque, ça ne m'empêchera pas d'à nouveau essayer d'avoir des places pour la prochaine édition du Festival!

En prime, une petite vidéo de la promotion de cette année, avec quelques uns des numéros que j'ai pu admirer:

 




 

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