22 juillet 2008
Du post très long, mais faut bien rattraper le temps perdu!
Ohé!! On s'endort ici!
Je ne dis pas que je vais reprendre du service sérieusement, tenter de poster un article par jour, mais je vais essayer de mieux faire. En même temps, ce ne sera pas bien difficile.
Pour ma défense, je peux vous affirmer (et vous prouver?) que mes soirées ont été bien occupées la semaine dernière.
Comment ça ce n'est pas une bonne excuse? Et si j'avais de bons alibis?
Primo, les parents de l'Homme sont venus passer quelques jours dans la région. Lors de leur visite quotidienne, déjà que je ne suis pas super sociable des fois, je n'allais pas en plus jouer la fille scotchée à son ordi (même si je l'ai un peu fait. Un peu, j'ai dit.). Comme si bloguer était plus important qu'eux. Non mais, oh! Je ne suis pas toujours délicate, mais il y a quand même certaines règles de savoir vivre à ne pas négliger!
Secondo, j'ai amplement occupé mes soirées à jouer du couteau et de la fourchette (et du levé de coude, mais ça va avec, non?). Le partage et les échanges autour d'une table sont le b.a.ba du début de la sociabilité.
Alors que la plupart des nanas, en cette période estivale, prônent le 0 ckl et ventent les mérites du dernier régime bikini, moi, l'été, c'est la période où je fais du lard.
Et puis je m'en fiche du bikini. Parce que je n'aime pas la plage. Non. J'en ai même une sainte horreur. C'est un comble, vous allez me dire, vu que j'habite juste à côté. Ben oui, indignez-vous, mais c'est comme ça. Point.
Moi, je préfère la montagne. La marche, la nature, les alpages, l'odeur des herbes sèches, le cri des marmottes. Je n'ai pas peur du bronzage du randonneur (hem, c'est de l'auto-persuasion, là) et puis comme on m'a souvent répété que j'avais des mollets de campeurs, faut bien que je prouve de quoi ils sont capables.
Tertio, accessoirement, je bosse aussi. Même si mes horaires sont assez bizarre.
Justement, à ce propos, je pourrais peut être accorder quelques lignes au sujet principal de ce torchon que je compte bien publier.
Vu que je parle horaires étranges, coup de fourchette et parents, ce serait l'occasion.
Donc, la semaine dernière, j'ai eu l'honneur d'apprendre que mes parents passaient eux aussi quelques jours de vacances dans une région avoisinante.
En bonne fille que je suis, profitant de mon jour de congé, j'ai sauté dans le premier TGV (à même pas 7h du mat'. Pour dire quand même que bon, qu'est ce qu'on ne ferait pas pour ses géniteurs? Alors qu'un jour de congé, c'est quand même fait pour dormir, non?). Direction Aix-en -Provence. Voyage sans embûches (oui, c'est important de le préciser). De toute façon, il aurait pu se passer n'importe quoi, j'avais boule quies et petit plaid pour me tenir chaud parce que l'été, la clim est toujours réglée sur des températures dignes de celles du pôle nord.
Il faut l'avouer, la perspective de passer une journée comme ça, avec mes parents, sans savoir trop quoi faire, ne m'enchantais guère.
La vraie bonne idée? Aller poser son séant à devenir celluliteux, pendant quelques heures autour d'une bonne table, pardi!
Ce fut chose faite. J'ai mis les parents devant le fait accompli: j'avais réservé la veille, trois couverts chez l'uni-étoilé Pierre Reboul.
Ce fut pour eux, une première découverte avec la nouvelle cuisine gastronomique. Je pense qu'ils ont su apprécier.
Pour ma part, je fut comblée: une cuisine légère, des portions généreuses, des assiettes aussi belles à voir qu'à déguster. Beaucoup de couleurs, de contrastes gustatifs.
Je vous laisse découvrir la carte et y associer quelques plats photographiés que je poste volontairement dans le désordre. A vous de vous amuser à retrouver... (ben oui, ce sont les vacances, et qui dit vacances dit jeux débiles)
Et tant qu'on y est, je vous propose une petite devinette: quel était mon dessert? Plus difficile; en trouver le parfum.
Pendant que vous réfléchissez, je vais de ce pas m'enduire les fesses de crème anti-cellulite. Parce que bon, j'ai beau affirmer en faisant ma fière, que le bikini, c'est pas mon truc, vaut mieux être prévoyante.
28 mai 2008
Houppelande au palais...
Je crois que ce soir, mon dîner fut fort frugal ( et pourtant, pourtant...) car ce sont des mets délicats qui, à défaut de m'inspirer des écrits et critiques subliminaux (mais ça peut venir. Comme on dit, "l'appétit vient en mangeant"..., ça peut également s'appliquer à d'autres choses, j'imagine...), me font saliver rien que d'y repenser.
Connaissant de renom et le succès qui en découle de cette simplissime table étoilée, c'est plus d'un mois avant la date choisie que l'Homme a téléphoné pour réserver... la dernière table.
Il faut dire que le vendredi soir (comme peut l'être aussi le samedi), dans le commun des mortels, c'est généralement le moment privilégié pour une petite sortie seul ou accompagné.
Oui, donc, vendredi soir, c'est dans la banlieue bordelaise que la belle-famille, l'Homme et moi sommes allés ravir nos papilles. Cenon vous dit peut être quelque chose? non?
Aussi ignare que vous (mais vous pouvez démentir mes dires), je fus un peu déroutée de trouver un restaurant apprécié dans un lieu aussi désuet.
Rien ne laisse croire que derrière ces murs de maisonnette à l'aspect calme et propret se cachent un décors haut en couleurs (avouez qu'on s'attend d'ordinaire plus à une atmosphère épurée et neutre), milles odeurs qui viennent frétiller vos petits museaux et milles saveurs qui viennent habiller et flatter votre palais.
Mais venons-en au but essentiel de cette visite pavillonnaire. Car si le contenant est important, le contenu (je parle de ce qu'il y a dans l'assiette, évidemment) l'est bien plus encore.
A peine avons nous pris nos aises en ce lieu, que des mises en bouche nous ont été apportées, histoire d'agrémenter la lecture de la carte de menu.

Poisson cru et émulsion d'avocat, Bille de poivron avec caviar et vinaigre balsamique (si mes souvenirs sont bons...)
Certes, le menu découverte "Surprises du Chef" , proposé pour l'ensemble de la table nous faisait à tous, envie. Mais bien des plats alléchants nous attiraient également...
Chacun a alors fini par choisir ce qu'il avait envie de voir dans son assiette.
Tout d'abord, les entrées:
Gambas croustillantes au gingembre,
gelée de céleri branche croquante rafraîchi
de céleri rave et jeunes pousses de salade.
Foie gras mi-cuit aux algues,
tartare de homard "oignon rouge et fruit de la passion"
pince croquante et jus réduit.
Canard en tartare "mi-cru mi-fumé",
encornet croustillant,
mayonnaise chaude au wasabi.
Le plat a ensuite fait l'objet d'un choix unanime sans concertation entre les membres de la tablée: le pigeon de Mme Leguen, juste rôti à la plancha et foie gras poêlé, betterave et réduction de fraise des bois...
Grande gourmande que je suis, et surtout adepte principalement des mets sucrés, je me suis surprise quant au choix de mon ultime plat.
Alors qu'autour de moi on hésitait entre plusieurs desserts, je me suis tout bonnement arrêtée sur les fromages...
Une mimolette en émulsion chaude, guimauve carotte et crème glacée cumin. Savante, douce et légère alliance de sucré/salé. L'accord parfait, comme on dit. Limite jouissif. Mais je ne me serais pas permise ce genre de débordement en public. Ici, par contre, je peux: vous n'aurez pas le son...
Mais quand même, à la vue du contenu des assiettes de mes voisins, je me serais bien fait greffer quelques estomacs supplémentaires, histoire de pouvoir goûter un peu à tout...
Pêche blanche confite à basse température,
macaron citron et crème glacée muscade.

Biscuit chaud au chocolat 75% Tanzanie,
coeur liquide pistache et sorbet poire.
Comme dans toute bonne maison, après ce délicat et festif dîner, mignardises (non photographiées) et cafés nous ont été apportés.
La prochaine fois, pensez-vous qu'ils m'accepteront si je ne réclame que du vin et des desserts?
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Restaurant La Cape
9 allée de La Morlette
33 150 Cenon
05 57 80 24 25
(fermé le samedi et dimanche)
03 février 2008
Il court, il court...
... Non, non, c'est pas ça. C'est pas du furet dont je voulais parler. Mais du Loir.
D'ailleurs, est-ce que ça court un Loir?
En tout cas, c'est roublard comme bestiole. Parce que j'ai eu beau chercher, soulever plein de couvercles, regarder sous les tables, les chaises et scruter des yeux chaque recoin, je n'ai pas vu de Loir sommeiller dans une théière ou dans quelconque autre endroit.
Ni même de Lapin blanc ou de Chapelier.
Parce que moi, à cause de mes sottes rêveries, je voulais le voir en vrai le Loir. Et pas rien que sur une fresque murale.
Et puis, si mes souvenirs sont bons, finalement, dans l'histoire de Lewis Caroll, le Loir, il n'a jamais été dans la théière? non?
Enfin, ce n'est pas grave, parce que récit merveilleux ou pas, au Loir dans la théière, je m'y suis repue comme à une fête de non-anniversaire. Et ça, c'était bien réel.
Passons l'instant délicat où, même hypra motivé, il faut braver le froid hivernal, l'estomac dans les talons parce qu'on a sauté dans le métro à peine sorti du lit. L'attente pour accéder à une petite table peu s'avérer TRÈS longue. C'est la rançon du succès.
Mais tout de même, je ne pensais pas qu'autant d'affamés pouvaient avoir des envies de brunch, un dimanche matin, précisément au même endroit où je voulais me rendre. Peuvent pas rester au chaud chez eux les gens?
Naïve que je suis...
Jusque là, je n'avais jamais vu autant de gâteaux, tartes et gourmandises "maisons", présentées sur si peux de cm2. Une tentation sublime pour la gourmande que je suis. Pensez donc, à la vue de tout ça, l'idée même du brunch avec ses croissants a été oubliée, et je suis illico-presto passée du levée- (un petit café)- métro, au tea time bien accompagné d'énormes et succulentes parts de gâteaux. Celà, à 11h, le matin of course...
Il y a quand même un truc qui me chiffonne dans l'histoire. Comment j'ai pu ignorer cette célébrissime adresse, alors que j'ai passé 4 ans à Paris pour mes études? Trop studieuse? N'y songez-pas...
Enfin, il n'est jamais trop tard pour bien faire!
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Bon ok, c'est du tout cuit ce que je vous ai servi là. Parce que l'adresse n'a depuis longtemps plus à faire ses preuves. C'est une institution. Sauf que pour la provinciale que je suis, c'était une première. Et comme j'ai adoré, j'ai tout simplement eu envie d'en parler.
15 janvier 2008
Incorrigible Gourmandise
Je ne sais pas si tel est le cas pour vous, mais pour moi, un repas sans dessert, ce n'est pas un vrai repas.
Gourmande?
C'est le moins que je puisse dire.
Remarquez, je ne suis pas très difficile: s'il n'y a vraiment rien de sucré, suave et doucereux à me mettre sous la dent, un carré de chocolat noir fait l'affaire. Du moins, ça évite mon humeur bougonne post-digestive si dessert il n'y a pas eu.
Si je ne chicane pas trop sur la quantité de dessert proposé, je suis par contre très sélective.
En ce moment, je suis très macarons au citron. Et uniquement au citron, s'il vous plaît; achetés au compte goutte chez mon pâtissier chéri. D'accord, c'est pas du Pierre Hermé ou autre Ladurée, mais ils n'en restentpas moins absolument divins, et tant que ça peut me faire taire...
J'ai une prédilection pour tous les desserts chocolatés ou citronnés (on le saura!). J'apprécie énormément aussi les crèmes et mousses fruitées. Sans parler de la tarte aux fruits dominicale de mon enfance...
Par contre, ne me présentez pas de chou bavant de crème, ou des mets trop sucrés ou caramélisés. Ce serait m'affronter.
Ma gourmandise est telle que je goûterais quand même à ce qui m'a été servi, mais non sans lancer quelques remarques désobligeantes.
Si je raconte tout ça, c'est qu'en fait, là, je suis extrêmement frustrée. Parce qu'à midi, je suis allée manger au resto et que pour la première fois, je n'avais plus une seule petite place pour le dessert (en plus la carte me plaisait terriblement!).
De dépit, je me suis rabattue sur un petit café, espérant le petit chocolat qui l'accompagnerait. Je me suis retrouvée, avec un mini grain de raisin enrobé de chocolat, déposé dans la cuillère à moka.
??? Je pense que ma tête déconfite aurait pu en faire rire plus d'un, si le resto n'avait pas été pratiquement vide à ce moment là.
Le plus cruel des dilemmes, c'est qu'il me reste plus qu'un seul macaron au citron. Que j'aurais bien envie de croquer dedans, là, tout de suite, maintenant. Mais que va t'il me rester pour ce soir?
Ou alors, je coupe le macaron en deux pour faire durer le plaisir...
09 janvier 2008
Démodé mais déliremment branché...
Quelle absurdité je viens encore de pondre?
Pourtant c'est vrai, ça peut être démodé et branché, en même temps.
Démodé, parce que ça se passe au Démodé, un petit resto de quartier, à la cuisine plutôt familiale. Et comme son nom l'indique, au Démodé, ben, la déco est super kitsch, super vieille. Mais ça ne gène personne, parce que c'est comme ça, au Démodé.
Et puis si je vous raconte que c'est un lieu branché, c'est que l'endroit fait occasionnellement café-théâtre. Enfin, je dirais plutôt resto-thâtre.
Le concept n'est pas banal: le repas est servi par les acteurs eux mêmes, et entrecoupé d'intermèdes scéniques, allant de "la Gourmandise", à la tragique histoire d'amour du "Brognet", en passant par quelques "Règles du savoir vivre" et autre "Destin de légume".
On a pu admirer la performance des acteurs, pendant plus de 3h. Tout ce temps où ils ne sont jamais sortis de leur personnage . Impressionnant. D'autant plus que tous sont amateurs. Ils sont absolument remarquables, talentueux, courageux d'affronter de si près le public. On a pu observer chaque détail de leur jeu.
Pour les acteurs, ce doit être troublant et extrêmement difficile de s'exposer ainsi.
Une belle leçon d'interprétation. A un tel niveau, certains professionnels du théâtre pourraient allez se rhabiller.
Chapeau bas.
Et puisque c'est comme ça, que j'ai bien ri, bien mangé, ben j'y retournerai, à ces "Délires Gastronomiques" au Démodé. C'est le genre de "pièce" dont on ne peut se lasser. Et la prochaine fois, je pourrai profiter plus pleinement des textes...
En attendant, je suis désolée, ça ne se passe qu'à Nice. Et pour ceux de la région qui passent ici, si une telle soirée vous tente, allez faire un petit tour de temps en temps devant la porte de Démodé, voir s'il n'y a pas une affiche annonçant une prochaine représentation.
Malheureusement, ce genre de soirée ne figure pas dans des programmes officiels. Mais le bouche à oreille fonctionne à merveille, puisque le restaurant est comble à chaque représentation. (en même temps, c'est pas immense non plus!)
Il existe des petits bijoux comme ça, qui méritent de se faire plus amplement connaître!
Le Démodé: 18, rue Benoît Bunico 06000 Nice
02 novembre 2007
Rien que 2 étoiles
Une semaine après, le temps de digérer, et alors que vous vous apprêtez sûrement à vous attabler, je me suis décidée à vous en parler.
Oui, du fameux "gros" du cadeau de Monsieur pour son anniversaire.
Parce que je n'allais quand même pas le laisser en berne pour cette occasion, avec seulement un bouquin entourré de papier journal...
Alors j'ai fait les choses en grand. N'importe quel anniversaire mérite d'être dignement fêté, et c'est à une table étoilée du guide Michelin que nous avons célébré celà. Une fois n'est pas coutume...
Prout, prout, prout, très chers, j'arrête de suite ce style empoulé qui ne me sied point.
Je dis ça, parce que franchement, je n'ai pas l'habitude d'être ainsi prise en main. Mes lieux de restaurations sont plutôt portés sur les bars à vins branchouilles et les restos bobos de quartier. Donc pas de quoi pérorer sur les prestations.
Alors que lorsqu'on se rend dans un 2 étoiles...
Je ne sais pas pourquoi, mais avant de nous rendre à Grasse, nous avons eu la lucide idée de passer succintement la voiture au lavomatic. Au moins la carrosserie était un peu plus propre. Parce que la voiture, on ne la sort que tellement rarement, que du coup, elle est recouverte de toute une épaisse et maronnasse couche de poussière et autres saletés du garage.
Donc bref, nous voici donc à Grasse, rendus devant la Bastide Saint Antoine... et un voiturier qui nous attend... Franchement, le coup du voiturier, je n'y ai pas cru au début. Mais non je ne rêvais pas.
Je suis donc descendue de la voiture, titubant du haut de mes nouveaux escarpins essayant de me donner des allures de star, en tout cas de fille blasée qu'on lui ouvre ainsi la porte et puis j'ai senti le sang qui me montait aux oreilles: parce que si la carosserie de la voiture était propre, l'habitacle lui était encore cramoisi de nos dernières expéditions alpines... Trop tard pour mieux faire...
Passons aux choses plus agréables à présent: savez-vous que si on ne s'était pas un peu renseigné sur les prix qu'affichent la maison, je n'aurais jamais su pour... combien je mangeais. Parce que la carte avec les prix des plats, c'est Monsieur qui l'a eue. Les femmes, elles, se font inviter, évidemment. Sauf que la femme, ce jour là, c'était Monsieur... Mais allez leur expliquer ça aux garçons... On a pas voulu bousculer les conventions.
Enfin, bien que très traditionnelle, la cuisine était succulente. Oui, chez Chibois, il ne faut pas s'attendre à une cuisine et présentation avant gardistes. Pas d'accords trop surprenants, pas de rififis dans l'assiette. Du vrai, du frais, du léger et du bon.
Pour vous donner une idée de ce j'ai dégusté, après un kir royal au jus d'airelle (qui m'a rendu pompette et là je n'ai pu m'empêcher au sketche de Florence Foresti...) et quelques mises en bouches:
La fine salade de coco, grosses crevettes, girolles, écrevisses et ravioles
Les merveilleuses petites cailles rôties,purée de petits pois, morilles, potimarrons cannelle et aubergines
L'opaline chocolatée, framboisée, sorbet framboise, confit de betterave rouge...
Et bien sûr vin (en plus une bouteille "collector" numérotée), fromages, café, mignardises...
De quoi j'espère vous donnez l'eau à la bouche...
J'ai été absolument éblouie, Monsieur aussi je crois et c'est quand même moi qui ai payé (la aussi j'ai été éblouie, mais pas de la même manière...)
Prochaine étape, ce sera le Louis XV à Monaco, restaurant du célébrissime Alain Ducasse (je peux toujours rêver). Mais pour l'occasion, même si j'ai une voiture très correcte pour Monaco, faudra que j'attende que Monsieur Père vienne me rendre visite et que je lui chippe sa grosse berline. Parce qu'à Monaco, quand on a une belle voiture, le voiturier vous la gare sur la place du Casino... Alors tant qu'à se rendre au Louis XV, autant se la pèter jusqu'au bout!
27 octobre 2007
More Coco...
Je vous présente ma dernière invention culinaire du jour.(Ma parole, j'ai l'impression de ne parler que de bouffe ici en ce moment! Dites le moi si c'est trop!)
Vous connaissez la confiture de lait, non? Ben c'est pareil, sauf qu'il me restait du lait de coco de mes petites perles et que je ne savais pas quoi en faire.
Enfin si, j'avais bien envie d'en faire un gâteau coco-rhum-choco, mais chocolativore (et surtout gourmande) comme je le suis - vous remarquerez au passage que j'ai arrêté ma cure de désintox, parce que ça devenait intenable -, j'aurais tout avalé avant que ça ne soit refroidi et comme je tiens à garder un semblant de ligne, ben j'évite ce genre d'incartade.
Au moins avec la confiture, je n'ai pas pris trop de risque, vu que je n'en mange que très rarement.
J'ai donc versé rapido mon lait de coco avec un peu d'eau dans une casserole, du sucre et le tour était joué.(Ne me demandez pas les proportions, j'ai tout mis au hasard...)
Le seul problème, c'est que c'est un peu trop réussi, un peu trop bon (ben oui, j'ai goûté quand même), et que c'est carrément à la cuillère que je déguste cette crème fondante et sucrée de coco...
Ca me fait penser que je ne vous ai toujours pas livré ma recette des perles de coco. Mais comme j'imagine que vous avez mieux à faire de votre week end que de vous débattre une demi journée avec du soja qui ne veut pas cuire et des boulettes de riz qui collent partout, ça attendra bien encore un petit peu!
25 octobre 2007
Et qui est la perle?
Quand j'ai une idée en tête, rien à faire, il faut que j'aille jusqu'au bout. On ne se refait pas.
Comme je suis en pleine période asiatique (pourvu que ça ne dure pas!), j'ai testé ce matin pour vous: les perles de coco et autres mochis japonais.
Ce n'est pas que ce soit dur à réaliser, loin de là. Mais j'ai quelques doutes concernant mes pratiques culinaires. Faudrait que je revoie ça à l'occasion.
Donc, pour la confection de ces subtils gâteaux de riz, hormis quelques ingrédients qu'il faut se procurer dans les commerces asiatiques, je préconise le lave vaisselle et surtout la femme de ménage.
Le lave vaisselle parce qu'entre les graines de soja jaunes et les haricots azukis qu'il faut faire tremper, ça demande déjà deux casseroles. Et que la cuisson à la vapeur c'est trop long, donc on transvase tout ça dans une nouvelle casserole, parce que les deux autres, on ne les a pas encore lavées.
Le soja, trop dur à écraser au pilon, qu'on fini, de rage et à la limite de la tendinite au poignet, par verser dans un robot mixeur avec tous autres les ingrédients.
Et la pâte sucrée d'azukis qu'on est obligé de réserver dans un tupperware, parce qu'on en a fait pour un régiment.
Et la grosse marmite, avec l'écumoire pour faire cuire les perles une fois formées.
Je passe aussi sur les diverses cuillères et assiettes...
La femme de ménage dans tout ça? Elle est encore plus précieuse si on a pas de lave vaisselle. Et très utile pour nous aider à nettoyer et ranger le plan de travail, devenu en quelques heures un véritable champ de bataille.
Mais chez moi tout ça, j'ai pas. Pas de lave vaisselle, pas de femme de ménage.
Me suis débrouillée toute seule comme une grande (crâneuse!). Et même qu'au final, j'ai réussi à décrasser la cuisine avec ses petites montagnes de farine qui avaient coagulées un peu partout, fait la totalité de la vaisselle sans me noyer et mes petits gâteaux de riz sont plutôt réussis.
Jugez-en par vous même:
(pour obtenir des perles plus grosses, vous pouvez cliquer dessus)
Ne suis-je pas une perle d'avoir amoureusement cuisiné tout ça?
Mais à présent, pardonnez moi, parce que tout ça m'a donné bien trop d'émotions. Je vais de ce pas me tenir au courant de ce que Monsieur est en train de mitonner pour le déjeuner (pourvu que ce ne soit pas du chou chinois... Et non, faut pas rêver, je n'allais pas en plus préparer le repas!).
Quant à la recette des perles de cocos et des mochis aux azukis, je vous délivrerai ma recette un peu plus tard, quand je serai reposée!
21 octobre 2007
Tapas à la coréenne
Je ne suis pourtant pas difficile, mais en matière d'alimentation, j'ai quand même eu quelques difficultés en Corée.
Disons que les plats sont souvent très pimentés et qu'en dehors du fait que j'avais le palais en feu à chaque bouchée au point que je ne reconnaissais pas le goût de ce que je mangeais, mon petit ventrou lui, n'a guère apprécié les mets coréens et m'a fait cher payer ces découvertes alimentaires.
Pourtant je n'ai testé que les plats basiques de la cuisine locale. Je n'ai pas été téméraire, comme certains collègues, au point de goûter aux larves de vers à soie grillées ou encore à la soupe de chien...
Donc voilà, après une semaine à ce régime, la bouffe coréenne et moi, on était pas très copines. Jusqu'au jour où nous avons testé à Séoul, un restaurant coréen végétarien qui propose la cuisine des moines des temples bouddhistes...
Niché au fond d'un petit passage sans issue, ce lieu très traditionnel et spirituel m'a plu de suite. C'est un ancien moine bouddhiste qui a créé ce restaurant il y a plus de 25 ans et qui reproduit et retravaille aussi, les plats qui sont proposés aux moines dans les temples.
Installés à même le sol devant une grande table basse, nous nous sommes fait servir le seul et unique menu, composé de 20 plats en tout dont entre autre des légumes frais, racines et plantes sauvages de la montagne...
Voici un bref appercu de ce que nous avons dégusté:
Orgiaque je l'avoue... C'était pour 2 personnes. Et encore là, sur cette photo, tous les plats n'étaient encore pas arrivés.
En quelques bouchées, j'étais réconciliée avec la nourriture coréenne. Tout était un régal autant pour les yeux que pour les saveurs.
Et puis j'aime aussi cette idée de partage du repas, où l'on picore d'un bol à un autre sans respecter un ordre bien particulier.
Donc voilà, si un jour vous faites un détour par Séoul (je sais, ça n'arrive pas tous les jours), vous pouvez filer les yeux fermés au Sanchon.
Et puis dans la même petite impasse, quand vous sortez du Sanchon, vous pouvez vous arrêter boire un délicieux brevage au Old tea Shop, minuscule salon de thé très atypique dont je vous reparlerai plus tard...
29 septembre 2007
C'est pas que je sois droguée... mais presque!
Que je vous rassure il s'agit de drogue douce. Très douce. Trop douce!
Je suis en train de vivre le pire moment de ma vie depuis 48h: il n'y a plus de tablettes de chocolat à la maison!! Je me demande comment j'arrive encore à vivre, sans mes rangées rectangulaires noires, fondantes,puissantes, suaves et amères à la fois, de plaisir quotidien.
Rien que le bruit sec de la tablette que l'on casse entre ses doigts, les petites miettes que l'on picore du bout de l'index... Ah... C'est de l'ordre de la jouissance suprême...
Je sais, vous êtes en train de vous dire qu'à cette heure, je pourrais aller courir dans n'importe quel commerce qui vend du chocolat. Et même carrouf ouvre tard le samedi soir.
Sauf que je suis difficile. Que le chocolat, c'est pas celui des grandes surfaces que j'aime. Que j'ai découvert un 80% de pur bonheur et que ce dernier n'est trouvable que dans certaines boutiques...bios.
Vous allez me reprocher de vous rabattre encore les oreilles avec mon bio. Mais c'est un fait, et ça commence à se savoir, ce fameux chocolat est une explosion pour tous les sens!
Oui, il serait encore temps donc, pour que je bouge mes fesses pour aller dans mon magasin bio, me réapprovisionner de ce met délicat. Sauf que non. Je me fait violence: je suis actuellement en cure de désintox.
Fini le chocolat tous les jours. Rien! Niet! Nada! Entre toi et moi, c'est terminé! Tu ne viendras plus taquiner mon palais qu'à certaines occasions.
Sage mais dure et cruelle décision. Mais c'est pour de bonnes raisons que je ne vais pas évoquer ici, parce que je suis trop feignante pour tout expliquer, que ça prendrait trop de temps à écrire et que ça vous prendrait trop de temps à lire aussi.
En attendant, ma cure de désintox, elle démarre plutôt cahotiquement. Parce que je suis tellement droguée, que j'ai bassement saupoudré du cacao amère sur mes tartines beurrées pour mon goûter.
J'en suis pas fière, je vous assure.
Mais qu'est ce qu'on ne ferait pas pour sentir quelques arômes chocolatés titiller nos papilles!


































