04 juillet 2008
Preuve en image
S'il n'est pas exceptionnel de croiser sur son chemin, un "pet shop" ou autre boutique du genre, le dénominatif canin en revanche, se fait plutôt rare.
Au Japon, être propriétaire d'un chien s'avoue être un luxe que peu de citadins peuvent se permettre.
Cependant, si de ce fait, se promener en compagnie de sa fidèle boule de poil ne passe pas inaperçu, est-il vraiment nécessaire, en plus, d'affubler la pauvre bête d'un tel accoutrement? (Je sais, la photo n'est pas représentative, vu que le chien, je dirais même la chienne dans ce cas, semble très fière de sa tenue...)

"Mon dieu qu'elle est mignonne!"... (hem)
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Vous excuserez la pauvreté de ce billet.
Ce blog est momentanément en friche (et plonge dans des profondeurs abyssales de nullité), pour cause de repos obligatoire de sa propriétaire, qui reviendra certainement en plus grande forme après un long et doux week-end sans doute mérité.
Jaa!
02 juillet 2008
Contrastes
Pendant que ces 24 prochaines heures vont être occupées par notre voyage de retour en France, en espérant que cette expédition ne soit pas aussi chaotique qu'à l'aller, je vous fait partager quelques vues prises du haut de ma chambre située au 37ème étage de l'hôtel dans lequel nous étions logés à Hamamatsu.
Jusqu'à présent, jamais je n'avais occupé des hôtels d'une telle taille et capacité d'accueil. Il va de soit que pour gérer autant de personnes, les japonais ont un sens très développé pour tout ce qui est gestion et organisation. La foule ne les effraie point, même quand il s'agit de bandes d'affamés prêts à s'entretuer pour obtenir quelques pains au lait au petit déjeuner. (Soit dit en passant, je n'ai mangé QUE japonais ces dernières semaines. Petit dej' compris. Alors pour les pains au lait et autres viennoiseries, je n'étais pas de la bataille. Mais j'ai assisté...)
Dormir aussi haute perchée était également une first time. Hormis le fait qu'il était impossible d'ouvrir nos fenêtres pour prendre la température de l'air ambiant depuis notre 37ème étage, cette élévation était fort agréable. Autant pour la vue sur la ville que pour la sensation de se sentir comme un oiseau survolant le bas et vaste monde des humains.
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Mon état général en cette fin de tournée étant comparable à un citron pressé jusqu'à sa dernière goutte, je crois que je vais avoir besoin de beaucoup d'heures de repos avant de revenir ici vous conter encore quelques périples et souvenirs japonais. A très bientôt!
30 juin 2008
Monomaniaco-fripée...
Hamamatsu. Cité au Sud de Tokyo dans laquelle nous avons profité de notre seul et unique jour de congé.
Que faire d'une journée de libre? Et bien, maintenant que vous commencez à me connaître, je pense que vous trouverez facilement la réponse.
Oui, il s'agit bien toujours et encore de ma folie du shopping compensatoire, utile et pas futile.
Le temps libre nous étant compté, j'avais des objectifs bien précis quant à mes recherches d'achats. Trouver des cadeaux et des souvenirs pour ma lointaine famille et des envies bien précises de tissus et autres babioles me concernant.
Malgré la taille de la ville qui était, pour une fois depuis notre arrivée au Japon, de dimension à peu près humaine, j'ai déambulé de rues en ruelles, de galeries commerçantes en immeubles sans assouvir aucunement et pleinement tous mes désirs. Dieu, que c'est frustrant tout ça!
Certes, j'ai déniché sans aucun mal des boutiques complètes de "kawaïeries" très tentantes. J'ai raflé la bonne partie des magasins (bon, d'accord, j'exagère un peu). Juste de quoi plomber suffisamment la valise de l'Homme, qui, soit dit fièrement en passant, a des dimensions drôlement plus importantes que la mienne.
Les différents points de ma liste de cadeaux ayant été pour la plupart pointés, je me suis dis, du haut de mon égoïsme, que c'était bien beau tout ça, de penser aux autres. Mais mon cadal à moi, il est où? (Oui, je suis une menteuse aussi, parce qu' évidemment, je me suis choisi quelques japoniaiseries au passage. Mais ça ne compte pas.)
J'ai erré d'autant plus que, dans le dédale des commerces de la godasse, rien ne me plaisait, que de la nippes, rien ne m'a tapé dans l'oeil (enfin si, à part chez Issey Miyake. Mais me ruiner n'était pas mon objectif du jour).
Jusqu'à de que je tombe par le plus grand et heureux des hasards, sur une petite boutique so vintage, où une jeune fille était en train de soigneusement repasser du chemisier fleuri.
Ô! Joie! Voici comment je fut comblée et récompensée de toute ma fatigue et mes efforts, de quelques vieilles frusques qui m'ont mises en émoi.
Je me retrouve ainsi propriétaire d'une robe qui a fait hurler de rire quelques collègues (pff, comprennent rien au vintage, c'est tout!), d'une jupe rayée qui pourra être portée également en robe, de deux sacs, d'une ravissante ceinture en soie et d'une vieux tablier signé YSL. Que demander de mieux?
Et malgré son anglais encore plus hésitant que le mien, j'ai passé un moment plus qu' agréable avec la vendeuse, à essayer de converser quelques gentilles banalités et de prendre quelques clichés en souvenir...
Là où je suis une véritable nullité, c'est que je n'ai même pas pensé à lui demander son nom, ni même m' enquérir d'une adresse mail, histoire de garder un petit contact. J'ose espérer que lorsque le site du magasin sera remis à jour, il y aura une liaison possible. J'entends par là, un petit espoir que la totalité du site ne soit pas en japonais. Sinon, c'est pas gagné.
En attendant, j'ai un sacré boulot d'essayage et de coordinations à expérimenter et à vous soumettre!
29 juin 2008
Verte accalmie...
Je sens que l'on va me reprocher de trop parler de shopping et pas assez de Japon.
Pourtant, il ne faut pas se fier aux apparences. Car si mon temps libre n'est que trop réduit à mon goût, mes journées ne sont pas non plus uniquement concentrées sur mon activité dépensière ou sur la recherche de quelques nourritures délectables à se mettre sous la dent.
C'est aussi le besoin d'espace, de verdure, de nature et de calme qui m'attire, quand le temps s'y prête.
Aujourd'hui donc, je vous emmène dans les jardins du Palais impérial, à Tokyo. La quiétude, l'uniformité, la régularité, l'homogénéité, presque la monotonie des lieux invite à ne penser à rien. Juste observer, sentir la quiétude, la béatitude gagner son corps et de temps à autre percevoir le croassement de quelques corbeaux...
27 juin 2008
Fripes & cheap tokyoïtes
Il paraît qu'à Tokyo, il y a des choses à ne manquer sous aucun prétexte. Il paraît, seulement...
- Le marché aux poissons de Tsukiji? Bien trop fatiguant de se lever aux aurores pour y être dès 5 heures du matin!
- Un bain à l'Azabu-Juban Onsen? J'en ai rêvé! Je suis pourtant passée dans le quartier... Une autre fois, peut être...
- Une balade dans les jardins du sanctuaire Meiji-Jingu? Heu... je n'ai même pas évoqué cette possibilité de sortie...
- La vie nocturne de Roppongi? Ben justement, la vie nocturne, on l'a un peu animée à notre façon tous les soirs. On ne peut pas être au four et au moulin!
- Les temples de la consommation et l'ambiance de Shibuya? Enfin un point de marqué!
Les boutiques japonaises n'ont pas véritablement pignon sur rue. C'est en s'enfonçant dans les immeubles que s'offre alors une quantité gigantesque et effroyable de magasins divers et variés.
Après un sympathique moment passé dans ce genre de lieu, expérimenté par l'Homme et moi même, qui nous a fait perdre notre précieux temps et quelques litres de sueur à force de grimper et descendre les escaliers pour enfin, une demi heure plus tard et une annonce passée in english dans le magasin (bon ok, j'ai pas reconnu que la dame prononçait mon nom...), nous retrouver, nous avons abandonné ce genre de visite.
S'éloignant quelque peu du quartier de Shibuya, j'ai traîné l'Homme vers Omote-Sando, qui est un peu pour Tokyo, ce que l'avenue Montaigne est à Paris. Luxe et architecture ont affolé mes pupilles. Mon porte-monnaie lui, est resté inerte, glacial, stoïque....
Si la ballade sur Omote-Sando fut brève, c'est que je tenais plus spécialement à m'enfoncer dans les ruelles plus paisibles du quartier de Harajuku, où beaucoup de jeunes créateurs japonais s'y sont installés ainsi que les boutiques les plus branchées de Tokyo au milieu desquelles, ont peu trouver quelques friperies.
La fripe... Dernier délire en date auquel je consacre d'avantage d'attention du fait que j'en sois privée à Nice.
A observer les accoutrements fleuris, froufroutants, à dentelles des japonaises, il était évident que je trouverais quelques pièces vintage délirantes.
Aussitôt dit, aussitôt fait. A moi le travestissement à la Marie Ingalls, la robe à fleurette dans le style Laura Ashley, les dentelles et niaiseries... (promis, promis, je vous ferai les essayages, photos à l'appui, à mon retour!)
Ne m'arrêtant point là dans mon élan consumériste, je n'ai pas pu retenir mon envie de cheaperie dans une des nombreuses boutiques affichant des prix bas et soldes à tout va (ici, elles ont commencé plus tôt qu'en France)...
La frénésie de l'achat tokyoïte aura été plus que raisonnable. Bien que quelques promenades et flâneries dans d'autres quartiers m'ont donné la possibilité de baver devant de bien d'autres jolies japonaiseries.
Et de constater, presque avec regret que le français est appelé par le français. Il a fallu que je tombe par hasard nez à nez devant quelques illustres enseignes plus ou moins inattendues...
26 juin 2008
Cabinet de curiosités
Puisque nous y passons un temps certain et incalculable de notre vie et qu'il fait entièrement et inévitablement partie de notre quotidien, il méritait bien que je lui consacre un petit article. Lui, le cabinet, les commodités, les toilettes, les W.C, les chiottes, les waters, les lieux d'aisance...
Pour comprendre mon soudain très grand intéressement à cet espace, et pour exulter mes délires scatologiques, il faudra pour celà, revenir en arrière de quelques semaines.
C'est à Bordeaux, dans la demeure ayant vu grandir l'Homme, que je me suis arrêtée maintes fois et fort longtemps en ce lieu régulièrement prisé. Depuis le jour de la découverte de cet endroit, j'y ai voué un véritable culte, au point que je pourrais sans angoisse, m'y faire enfermer.
Déjà, sur l'aspect pratique, un tel nombre de rouleaux ouatés mis à ma disposition ne peut que ravir à l'avance mon fessier d' indécrotable immense et déraisonnable consommatrice de la feuille de papier...
Ensuite, la vue sur le jardin verdoyant du voisin, sans être aucunement perçu et aperçu, prête à une détente autre et non négligeable, que de se retrouver ordinairement face à une porte ou un mur carrelé.
Et si la vue ne suffit pas et qu'il est préférable de s'occuper l'esprit en attendant ses soulagements, s'offre alors à l'occupant épisodique du lieu, un large choix de lecture ou de recherche assidue de la carte postale délirante parmi toutes celles présentes.
Oui, j'entre dans ce cabinet comme dans un musée. Je suis fascinée, c'est tout.
Et alors que depuis tout ce temps j'ai visité d'autres lieux loin d'êtres semblables, et que je me suis retrouvée maintes fois la joue collée à une porte ou un mur pour cause d'étroitesse, mon intérêt pour l'objet accueillant mes quotidiennes délivrances est, depuis mon arrivée au Japon quelque peu échauffé.
Voyez-vous, tous ces systèmes conçus pour une hygiène irréprochable et pour que le séjour dans des lieux plus ou moins clos se déroule au mieux, m'amusent follement.
Quand déjà votre fessier s'en est allé se reposer sur un siège chauffant, que vous avez activé une douce musique pour couvrir le bruit de vos petites affaires (oui, il n'est pas convenable de faire du bruit quand on est nippon...), vous avez droit à tout un artifice de petits jets chatouilleurs que vous pouvez régler à volonté...
Mon arrière train d'européenne ne s'en remet point. Avec un tel choc culturel, je me sens contrainte et restreinte à ne me servir finalement que des rouleaux d'une unique et fragile épaisseur...
25 juin 2008
Mamie-Fraise
Oh! La jolie bourse de mamie trouvée sur ebay!

Un peu de décapant à l'acétone, un brin de teinture colorante et la voilà déjà rajeunie...

Rose? Non, mamie n'est pas très convaincue. Et pourquoi pas un nouveau petit relooking en... violet?
Cette fois, mamie est satisfaite du résultat... A voir porté à l'épaule cependant...


24 juin 2008
Saint-éthique
Que faire lorsque quelques rares heures de répit se profilent à l'horizon et qu'au dehors, la saison des pluies ne permettent pas un tourisme extraordinaire?
S'enfoncer à l'abri dans quelques immenses et innombrables galeries commerçantes et se laisser aller à quelque menu shopping et surtout à la contemplation des surprises que nous offrent ces temples de la sur-consommation.
What is this que ces choses froufroutantes et colorées? Que de suspens...
... Mais rien d'autres que de la fashionisterie canine, voyons!
Evidemment, là où mon esprit arriérée d'européenne fut heurté, c'est de constater qu'au sein de cette même boutique, se juxtaposaient sans différenciation aucune, ces étonnants vêtements et de la délicieuse dînette pour petite fille, de jolis draps de bain et ensemble de toilette, des boîtes à repas acidulées, des petits carnets, des autocollants attendrissants...
Deuxième choc visuel: l'étalage de la godasse plastico-fluorescente. Soit la jet-lag agit encore sur mon cerveau et m'empêche de voir la chose de façon très objective, soit en effet, vous pouvez me confirmer que je ne rêve pas, et que ce sont bien des horreurs. Auquel cas, voyez-vous, je serais vraiment rassurée de mon état momentanément perturbé de modeuse...
Je pense toutefois que le palmarès du chic et du bon goût revient à cette chose:
Subjuguée par tant de strass, de paillettes et de dégoulinante girlytude, j'ai mis un certain temps à repérer le petit écriteau en anglais et la main démonstratrice. Sans ça, je pense que je serais restée perplexe et n'en aurait pas dormi pendant plusieurs nuits. Oui, à ce point...
Après quelques heures de déambulation au milieu de ces monticules de cheaperies, la vision fatiguée et défectueuse, le cerveau en surchauffe, la langue de putage déliée, encore heureux que Miss Elizabeth était là pour reposer mon esprit embué par bien trop d'émotions...
23 juin 2008
Tagada, tu ne deviendras pas non plus mon plat!
Ca se saura, j'aime pas la patate. Par contre la fraise Tagada, en petite quantité, oui.
Et quand la patate t'arrive en pleine fraise (oui, fraise. parce que la poire, ce n'est plus de saison.), je préfère me dire que c'est de la Tagada. Les deux de toute façon feront exploser l'index glycémique,.
Comme de Tagada, la fraise, je n'en ai point mangé depuis des lustres (de la patate non plus, remarquez...), cette fois, j'y fais honneur.
Le principe pour la déguster est simple:
1- la composition de la fraise doit apparaître sur le blog (alors... heu... glucose, glucose, glucose, E ....)
2- à chaque fois que tu mets une fraise dans ta bouche, tu dois répondre à une question (je croyais que c'était mal élevé de parler la bouche pleine)
3- comme il en reste encore dans la paquet, distribution générale de sucreries à 6 personnes ( qui c'est qu'en veut?)
4- prévenir les personnes concernées de prévoir un peu de place en fin de repas pour déguster, avec le café, quelques Tagadas.
Je ponds ce billet en plein milieu du petit-dej, vous pensez que ça sera digeste?
Les questions (et réponses)
- Quels sont les aliments que tu n'aimes pas du tout?
La patate, encore la patate, toujours la patate. Mais aussi les poissons dits "gras" (du genre maquereaux, harengs), le beurre cru (sauf le demi-sel), les charcuteries.
- Quels sont tes trois aliments favoris?
Le chocolat noir de chez noir, of course! Les tartes aux fruits et les macarons au citron (que de sucre...)
(et je rajoute un point du coup, pour équilibrer. Côté salé, ce sont les légumes, le pain et le fromage!)
- Quelle est ta recette favorite?
Le pot au feu de ma môman! Même qu'en plus là, je les mange les patates! Et la moelle aussi! Pas de chichis quand je suis à la campagne!
- Quelle est ta boisson de prédilection?
Le thé. Nature ou parfumé, selon l'humeur. Mis à part le Lapsang (et autres thés fumés), je les déguste tous avec beaucoup de plaisir et d'attention.
Ouais, j'en vois certaines là qui affichent une moue surprise en lisant ma réponse. Je ne vais pas les décevoir pour autant.
Le bon vin pourrait être ma boisson favorite. Mais l'abus d'alcool nuit gravement à la santé. Et puis de toute façon, ça ne va pas vraiment sur de la tagada, le vin. Et encore moins pendant un petit dej (quoique si je jette un oeil dehors sur la terrasse du bistrot en bas de chez moi...)
- Quel est le plat que tu rêves de réaliser?
J'voudrais savoir faire les macarons, tous ronds, croquants et moelleux, joliment colorés, finement garnis... Mais pour ça, faudrait déjà que je sache manipuler la poche à douille et que je m'achète le matériel adéquat...
- Quel est ton meilleur souvenir culinaire?
C'était l'été dernier. Ma montée nirvanesque après avoir goûté à cette première bouchée de sushis.
Je connaissais déjà ce met depuis longtemps, mais j'avoue que là, jamais je n'ai autant aimé, apprécié. Il n'y a pas de mots assez forts.
Et le pire dans tout ça, c'est que je ne peux même pas vous faire partager le bon plan. C'était juste à l'occasion d' une invitation d'amis, d'ami. Un souvenir gustatif inoubliable...
Donc voilà, en quelques mots, je suis gavée de fraises, chocolat, sushis, macarons, pain, tarte et fromage. Je m'en vais de ce pas essayer de digérer tout ça. Pour un petit dej, ça fait un chouillaslourd...
Et comme je vous le disait plus haut, le paquet de Tagada n'est pas fini, j'en offre à Caroline (parce que je sais qu'elle adore ça!), Lyly, Sounie, L'alouette, Pivoine et Camille (qu'a la fashion gazette).
Les filles, vous serez assez chics pour venir chercher votre tag vous mêmes, parce que je suis pas sûre que de là où je serai quand ce billet sera publié, je pourrai venir vous rappeler à l'ordre!
PS: Et pour la règle du jeu dans sa forme originale, c'est chez Alice qu'il faudra vous rendre.
21 juin 2008
La marinade du voyageur
Le voyageur habitué, un brin calculateur et je dirais même pessimiste, prévoira toujours un kit complet de survie à la propreté et à la fraîcheur placé au fond de son sac, dans le cas si peu probable que de légères perturbations inhérentes à son bon vouloir viennent modifier le planning au combien détaillé et précis de son beau et long voyage.
Pour survivre aux 30 heures qui s'écouleraient entre le départ de Nice et l'arrivée à Fukuoka, j'avais prévu de garder sur moi le même tee-shirt, la même petite culotte et les mêmes chaussettes. Seules quelques brosse à dents, serviettes nettoyantes et rafraîchissantes en tous genres, huile sèche multi-usages et autre baume pour les lèvres avais-je songé garder à ma très proche disposition.
Je savais qu'au bout de ces longues heures, je retrouverais avec joie valise, trousses de toilette, (oui, trousses, parce ce je suis organisée et méticuleuse, et que dans ma valise, je n'aime pas mélanger ma trousse basique de voyage à celle de manucure, de maquillage ou encore de premiers secours...)
J'imaginais et rêvais également qu'au terme de 30 heures, je pourrais m'enfoncer délicieusement entre les draps japonais d'une chambre d'hôtel soigneusement préparée pour notre venue.
La chose impensable et si imprévisible, c'est que plus de 24 heures après avoir claqué la porte de mon appart niçois pour 17 jours d'absence, je serais encore en train de poireauter et moutonner au beau milieu du troupeau composé de mes collègues plus ou moins hilares. Le plus ridicule étant que nous n'étions alors encore et toujours en train de piétiner en plein aéroport de Londres Heatrow, après avoir été contraints de passer une nuit en périphérie de celui-ci.
Durant ces 30 heures + 18 heures de voyage supplémentaire non programmées qui nous ont conduites non à Tokyo comme il était convenu, mais à Osaka, j'ai eu largement le temps de réfléchir à une recette de marinade fort simple, testée, et réussie. Il s'agit tout bêtement de savoir gérer sa propre baignade dans le jus de ses sous- vêtements (et vêtements tout court), sans avoir l'occasion aucune de se changer, 48 heures durant...
Voilà une chose qui m'est en fait parfaitement impossible d'assumer. C'est alors qu'à l'aéroport de Londres, en attendant le décollage pour Osaka, à défaut de n'avoir trouvé de petites culottes à acheter, j'ai au moins pu sauver mon honneur en sautant sur le premier tee-shirt en solde et un indispensable tube de déo. Le duo quasi nécessaire pour paraître fraîche et sentir la rose. Comme au temps de Marie-Antoinette, où le bain était loin d'être quotidien et que "peinture sur merde= propreté" était l'adage du b.a.ba de la beauté.
Cette expérience m'aura appris à placer dans mon sac, en plus de toutes mes petites trousses essentielles, des échantillons supplémentaires de crèmes, quelques cotons, et surtout, surtout.... une culotte proprette de rechange à se mettre sur les fesses, utile dans n'importe quelle circonstance, à la limite une paire de chaussettes, pour éviter de vider en quelques heures un flacon d'huile essentielle de lavande et un tee-shirt (même vieux, délavé et moche) que je serai heureuse de retrouver dans ce genre de situation guère agréable.
Voyageur intrépide et courageux, si tu as déjà eu à gérer ce cas de léger désagrément, en plus de la fatigue et de l'énervement que celà occasionne, sache que je compatis... Sinon, prends mon expérience comme leçon et prévois à ta disposition un kit de survie de première nécessité, pour ne pas paraître (et sentir) plus mouton parmi les moutons arrivé à destination...

























































