04 mai 2008
Où l'histoire se répète...
Dans le couple, je crois qu'il y a un certain potentiel à ce que chacun s'amuser à répéter les conneries de l'autre, histoire d' en faire sa propre expérience ... Et cette fois si ce n'est pas moi la cruche, c'est l'Homme qui a voulu tester son profil de cruchon.
A son tour, hier, en rentrant d'une balade solitaire dans l'arrière pays Mentonnais, d'égarer son portefeuille. S'en rendant compte très tard dans la soirée, et ne voulant prendre aucun risque de voir son compte en banque vidé en une seule soirée, il a donc immédiatement fait opposition de toutes ses cartes bancaires. (Oui, ses, ne me demandez pas pourquoi.)
Ce matin de bonne heure, nous étions prêts à nous rendre au poste de police afin de procéder à une déclaration de perte. Car évidemment, dans son portefeuille étaient logés carte d'identité, permis de conduire, ma carte grise... et tout le toutim que vous imaginez bien...
Munis d'une lampe torche, avant d'aller crier au désespoir chez nos "amis" à tuniques bleues, une petite vérification à notre parking s'est tout de même imposée (je tiens à préciser que l'Homme y avait déjà fait un saut hier soir, troquant le pyjama déjà enfilé contre un jean...).
Le portefeuille nous attendait, déposé sur le pare-brise, par un gentil voisin de parking que nous avons croisé et chaleureusement remercié...
Donc, pas de visite empoulaillée ce dimanche matin, du temps gagné et bien des soucis en moins. Tout est bien qui fini bien!
Et pour fêter ces retrouvailles, un petit café en terrasse, au soleil s'est imposé. Ainsi qu'un bref passage au Cours Saleya pour acheter quelques romantiques pivoines...
Le soleil et la chaleur étant au rendez-vous aujourd'hui, j'ai donc osé sortir une petite tenue bien printanière et commencé à essayer de faire roussir quelque peu mes jambonneaux. C'est pas gagné, alors autant s'y prendre à l'avance!
Robette Virginie de Vinster
Gilet Scarlett Roos
Compensées Art
16 mars 2008
La cruche de la semaine
Volontairement, je reprends le titre d'un des "paragraphes" de Danielle Moreau dans sa chronique du Fou du Roi. Même si j'imagine tout à fait que Danielle Moreau, elle n'en a rien à faire de ma petite personne et qu'elle ne va pas s'y intéresser, vu que d'1, je ne suis pas people, et que de 2, ce n'est pas ma bouche de cruche qui s'est ouverte pour en faire sortir une redoutable tirade, mais c'est plutôt dans sur mon comportement que la crucherie a agit.
Jeudi, après ce fameux après-midi à nunuchiser, moutonner et glousser telle une dinde avec ma copine, je ne vous décris pas l'état de ma boîte crânienne qui présente déjà, en temps normal, quelques fébrilités.
C'est donc en cette joyeuse fin de journée, prises au dépourvu en songeant à ce que l'on pourrait bien mettre dans notre assiette le soir, croulant sous nos montagnes de sac remplis par nos jolis achats, que nous sommes rapidement passées chez le primeur en bas de chez moi, quelques petites minutes avant la fermeture du magasin.
La salade fut vite choisie, mais au milieu des cagettes remplies de fruits et légumes, mon monticule de sacs divers et variés à bout de bras, et nos piaillements de filles incessants, j'ai eu grande peine à trouver trois sous pour payer la marchandise. Mais je ne suis pas partie telle une voleuse, rassurez-vous, j'ai fini par réussir à tendre un joli billet bleu à la caissière.
Bref, au lendemain de cette trépidante journée, donc vendredi, entre mes rendez-vous du matin et le travail l'après-midi, j'ai dû changer plusieurs fois de sacs. Je n'ai donc manifesté aucune inquiétude, après tous ces transbahutements, de ne point trouver mon portefeuille (dont je n'ai heureusement pas eu besoin) une fois rendue au travail.
Mais l'angoisse est survenue à mon retour à la maison. Je me suis mise dans tous mes états: une heure d'exploration des moindres recoins de l'appartement, jusqu'à aller fouiller dans le frigo au milieu des feuilles de mâche, n'a donné aucun résultat. De portefeuille je n'ai point vu.
Après avoir imploré l'Homme de m'accompagner pour mener enquête chez le primeur, j'ai fini par descendre dans la rue, seule, pataugeant dans ma honte, voir si le marchand de légumes n'avait pas par hasard réussi à faire pousser des portefeuilles parmi ses navets en à peine 24h. Toujours rien...
En proie à un grand désespoir, effondrée en me pensant veuve de toute identité civile et bancaire, je me voyais déjà en train de faire une déclaration de perte (et non de vol, car vu l'ampleur de mes sacs à mains et le chantier qu'ils contiennent, il est parfaitement impossible de me chaparder quoi que ce soit). Un coup de fil rapide passé à ma copine pour savoir si elle n'avait rien trouvé de marron qui serait tombé dans ses affaires n'a fait qu'aggraver mon état.
Quelques très longues minutes plus tard encore, telle une crécelle, notre interphone a faire retentir ce si doux carillon: le patron himself, le chef primeur quoi, est venu demander si Melle H. habitait bien ici, et si c'était le cas, qu'elle vienne récupérer son bien...
Mon petit coeur battant, de joie de retrouver CB mon amie, prenant l'air cruche comme il convient dans ce genre de situation, je suis redescendue précipitamment récupérer ma fortune et mon identité en oubliant point de formuler moult remerciements...










